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Le bol d’air de Fanny : deux années off pour penser à l’avenir

Le bol d’air de Fanny : deux années off pour penser à l’avenir
© F.G.

"Pour réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie, j’avais besoin de temps pour moi. J’ai fait deux breaks durant mes études pour m’accorder ce temps. Chaque fois, je suis revenue reboostée", raconte Fanny, qui est d’abord partie à l’étranger après sa première année de fac, puis après l’obtention de sa licence.

Les interruptions d’études, Fanny connaît ! Diplômée d’un master, elle a fait le choix de s’accorder des pauses dans son parcours à l’université quand elle l’a jugé nécessaire pour réfléchir calmement à la suite. À deux reprises, elle a été prendre l’air en décrochant des petits boulots à l’étranger.
Aujourd’hui, elle a 28 ans et aucun regret : ses années de break lui ont beaucoup apporté. Personnellement et professionnellement.

"Mes petits boulots à Londres et Barcelone m'ont permis de réussir en LEA"

"Je n’avais que 18 ans quand je suis partie chercher du travail à Londres. J’y suis restée six mois avant de m’installer un semestre à Barcelone, où j’ai vécu grâce à des petits jobs, notamment comme vendeuse.
J’avais fait une L1 de LEA (Langues étrangères appliquées) à l’université de Rennes 2, mais je m’étais engagée dans cette formation sans trop savoir où ça me mènerait. Ce break devait me permettre de décider si je continuais dans cette voie. Par sécurité, j’ai préféré m’inscrire quand même en L2 pour conserver mon statut d’étudiante, même si je savais que je voulais partir et que je ne la validerais pas cette année-là.
Cette première expérience à l’étranger m’a permis de beaucoup progresser en anglais et en espagnol. Cela m’a d’ailleurs facilité la tâche pour poursuivre mon cursus quand j’ai finalement fait le choix de terminer ma licence LEA. À mon retour, je me suis donc réinscrite en L2 dans la même fac, et je l’ai validée cette fois. J’y ai également fait ma L3."

Nouveau départ pour Sydney

"Après l’obtention de ma licence, j’étais encore hésitante sur le type de master qui me tentait. J’ai choisi de repartir, cette fois en Australie. Loin de mon quotidien, je savais que je pourrais prendre du temps pour moi.
Finalement, j’ai obtenu le fameux Working Holiday Visa, qui me permettait de travailler sur place, et je me suis envolée pour Sydney. Là-bas, j’ai vendu des koalas en peluche et des T-shirts I Love Sydney dans une boutique de souvenirs pendant plusieurs mois afin d’économiser pour partir en vadrouille. Ensuite, j’ai découvert un peu le pays en passant d’auberge en auberge. Certains étudiants angoissent à l’idée de voyager seul. Pour moi, cette solitude a été bénéfique : j’ai pu faire le point et penser à mes projets."

"Mes 7 mois en Australie m'ont remotivée pour mes études"

"À l’inverse de ceux qui décrochent complètement après ce type d’expérience, mes 7 mois en Australie m’ont remotivée pour mes études. C’est durant mon séjour là-bas que j’ai pris les décisions les plus importantes pour mon avenir professionnel : j’ai su que je voulais travailler dans l’univers des relations européennes ou internationales. Ce que je fais d’ailleurs aujourd’hui pour une collectivité bretonne.
Je me suis donc inscrite à mon retour dans le master qui me semblait le plus adapté à mon projet, à l’université Paris 4, et j’ai recommencé les cours sans problème."

L’école de la "débrouille"

"En termes d’apprentissage, mes expériences m’ont surtout donné davantage confiance en moi. Quand tu vois que tu as réussi à te débrouiller à 17 000 kilomètres de chez toi avec seulement 15 kilos de bagages, tu te dis ensuite plus facilement que tu peux arriver à faire pas mal de choses avec un peu de volonté !"

Aurélien est parti 6 mois dans l'Ouest canadien pour un séjour linguistique.
Autour de Vancouver, Aurélien a profité des nombreux espaces naturels.
Aurélien s'est aussi impliqué dans la promotion de l’écotourisme local.

Virginie Gruenenberger

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