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La police attire de plus en plus

La police attire de plus en plus
© Joseph Hilfiger

La police nationale n'a jamais suscité autant de vocations. Le 10 mars dernier, ils étaient 36 000 à se présenter au concours exceptionnel organisé par la police nationale, quand un concours habituel reçoit généralement 20 000 candidats. Cet engouement, notamment des plus jeunes, s’explique en partie par les évènements tragiques qu’a connu la France en 2015.

Des concours devenus très sélectifs

4 000 recrutements sur l'année 2016. 36 000 candidats, avec une moyenne d’âge de 22 ans, pour le concours exceptionnel organisé le 10 mars dernier, pour seulement 2 000 postes supplémentaires. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir s’engager.

Forcément, la sélection est plus rude. Jérémy, 21 ans, en a fait les frais : « Je me suis présenté au concours exceptionnel. Malheureusement, je n’ai pas été retenu. Je vais bien me préparer pour le prochain concours, j’ai trouvé ma vocation. »

Pour préparer au mieux votre concours, plongez-vous dans les annales des concours et enrichissez votre culture générale. Une bonne connaissance de l’actualité est indispensable pour comprendre la situation et le rôle de la police. Vous serez en partie jugé sur vos capacités d'analyse. Pour les épreuves sportives, une pratique régulière est suffisante : course à pied, pompes, abdominaux…

Des vocations nées après les attentats

La raison la plus évidente de cet engouement pour les métiers de la police semble être les événements tragiques qu’a connu la France en 2015. Lise Robillard, responsable de l’unité de promotion de recrutement et de l’égalité des chances, le confirme : « Je pense que l’image de la police a changé après les attentats, surtout auprès des plus jeunes. Ils ont pris conscience qu’elle n’était pas là uniquement pour réprimer, mais qu’elle avait une utilité sociale, qu’elle protégeait la population. »

Jérémy en atteste également : « Je suis en 3e année de fac de droit. J’avais déjà pensé à rentrer dans la police, mais j’hésitais, je voulais d’abord poursuivre mon cursus universitaire. Mais les attentats ont été un déclic. Aujourd'hui, je veux servir mon pays et protéger mes concitoyens. C’est l’une des principales raisons qui m'ont poussé à me présenter au concours. »

La réalité du terrain

Si la police nationale se félicite de ce regain de confiance et de popularité, elle met aussi en garde les plus idéalistes concernant les missions qu’ils effectueront en début de carrière.

Lise Robillard constate : « Certains sont conscients de ce qui les attend. La partie plus administrative du métier et les gardes statiques, surtout dans le contexte actuel constituent une partie importante du quotidien du policier. D’autres s’imaginent intégrer le Raid. Mais il faut des années de terrain et des épreuves très sélectives. Cela représente un pour mille des effectifs. Il faut donc faire attention aux clichés sur le métier. »

Une fois le concours réussi, les adjoints de sécurité sont affectés de manière aléatoire. « Mon camarade à l’école de police souhaitait être sur le terrain. Au final, il a été affecté au dépôt, explique Stéphanie, adjointe de sécurité au commissariat de Versailles. Il pourra changer de service lors du renouvellement de son contrat, mais c’est une réalité à prendre en compte. On se met avant tout au service de la police. »

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