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Intégrer médecine sans passer par la Paces

Intégrer médecine sans passer par la Paces
© Minerva Studio / Fotolia

Afin de pallier les nombreux échecs en Paces, dix universités testent de nouvelles alternatives pour permettre aux étudiants d'intégrer la 2e année de médecine. Que proposent-elles ? Création d'une nouvelle licence, admissions parallèles en L2 ou L3... Le point, université par université.

Depuis la rentrée 2014, dix universités testent de nouveaux modes d’entrée en 2e année de médecine. Ces expérimentations devraient durer jusqu’en 2020. Celle qui aura fait ses preuves sera appliquée dans toutes les facultés.

Paris 5, Paris 7, Paris 13 et Saint-Etienne : admission après une L2 ou une L3 validée en sciences, droit, psychologie, philosophie...

Depuis la rentrée 2014, à Paris 5, Paris 7, Paris 13 et Saint-Étienne, il y a 2 façons d’entrer en 2e année de médecine : via la Paces ou après une 2e ou 3e année de licence validée en sciences, droit, psychologie, philosophie… Les meilleurs étudiants peuvent suivre, en parallèle de leurs études, des modules complémentaires du programme de la Paces. Une fois la licence obtenue, les étudiants sont sélectionnés selon leurs résultats universitaires, leur dossier de motivation, un oral et leur projet professionnel. Une partie du numerus clausus (nombre de places) leur est réservée. En cas d’échec, ils n’auront pas perdu leur année. Licence en poche, ils pourront poursuivre dans leur domaine.

Université de Rouen : création d'une licence sciences pour la santé

120 étudiants testent la nouvelle licence sciences pour la santé à l’université de Rouen. Après 2 ou 3 ans, ces étudiants pourront intégrer la 2e année de médecine sans passer par la case concours. Deux conditions pour être admissible : avoir 12/20 de moyenne minimum sur l’ensemble de l’année et passer un entretien de motivation. 15 % du numerus clausus sera réservé aux étudiants de la licence sciences pour la santé (6 % à la fin de la 2e année, 9 % à la fin de la 3e année).

Universités de Strasbourg et de Poitiers : admission après une L2 sciences du vivant ou chimie

À Strasbourg et Poitiers, les bacheliers 2014 expérimentent une admission parallèle sans concours : après une L2 sciences du vivant – validée en 2015-2016 – pour ceux qui veulent s’orienter vers médecine, dentaire ou sage-femme et après une L2 sciences du vivant ou chimie pour les étudiants qui veulent intégrer pharmacie. L’admission se fera en 2 phases : sur dossier et lettre de motivation puis entretien de 20 min.

Cette admission parallèle est soumise au numerus clausus et reste limité.
À Strasbourg : 15 places en médecine, 2 pour sage-femme, 31 en pharmacie et 5 places en dentaire pour 2016-2017. À Poitiers : 10 en médecine, 2 en sage-femme et 5 en pharmacie.

Université d’Auvergne : admission après une L2 ou une L3 sciences pour la santé

L’université d’Auvergne a décidé de revoir sa licence sciences pour la santé, souvent choisie par défaut par les étudiants ayant échoué en Paces. Désormais, elle permettra aux meilleurs de rejoindre la 2e année de médecine. En 2016-2017, la sélection se fera en fin de L2 et en 2017-2018 en fin de L2 et de L3. En cas d’échec, la licence permettra de continuer vers des masters dans le domaine médical : éducation et santé publique, nutrition, sciences du médicament, technologies biomédicales et génétiques…

Université de Tours : admission après une L2 ou une L3 validée et complétée par trois UE

À partir de la rentrée 2015, l’université de Tours proposera aux étudiants d’intégrer la 2e année de médecine après une L2 ou une L3 sciences de la matière ou sciences de la vie validée. Une entrée sous condition : seuls 20 % des élèves pourront intégrer cette 2e année. Il faudra faire partie des meilleurs élèves et valider 3 unités d’enseignement complémentaire de 20h chacune.

Découvrez en détail la réforme de l’université d’Angers, seule université à supprimer complètement la Paces.

Valérie François

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