Pigiste |
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Le pigiste est un journaliste qui travaille « à la pige ». Cela veut dire qu’il est rémunéré à l’article, au reportage ou à la photo. Le pigiste est le plus souvent un journaliste débutant. Il n’appartient pas à une rédaction ou à un organe de presse particulier. ![]() © Photo : Mikhail Avrenov - Fotolia Description des tâches / conditions de travailLe pigiste propose à différents médias des sujets d’articles à traiter pour lesquels il sera rémunéré. Il peut travailler pour un journal ou une agence de presse, soit régulièrement, soit à titre occasionnel. Extrêmement adaptable, il doit, à chaque fois qu’il écrit pour une rédaction différente, se couler dans « le moule éditorial » du journal en question pour rédiger dans l’esprit désiré, en un minimum de temps. Il remet des articles comportant un nombre précis de signes, pour ce qui concerne la presse écrite ou Internet. Rompu à ce type d’exercice, il doit en outre s’organiser de façon à ne pas manquer de travail sans pour autant être submergé par sa tâche. Gérer le flux des commandes pour équilibrer ses revenus n’est pas toujours évident. Le pigiste peut être spécialisé dans un secteur donné (politique, économie, sciences, littérature, spectacles, sports, agriculture…) ou polyvalent. Sa qualité première est la curiosité. Il doit également faire preuve de rigueur, avoir une bonne maîtrise du rédactionnel et de l’expression orale et beaucoup d’énergie. En quête permanente d’informations et d’idées d’articles, le pigiste se déplace beaucoup. Il n’a pas d’horaires précis de travail. Il possède son propre matériel de travail (informatique, appareil photo, magnétophone pour les interviews), de façon à pouvoir transmettre ses informations, le plus vite possible aux rédactions. Il doit aussi savoir s’adapter aux techniques de conception et de diffusion du multimédia. La situation de pigiste est des plus précaire. Salaires / revenusLe pigiste est rémunéré à la tâche. Ses revenus peuvent donc être extrêmement variables d’un mois à l’autre. A titre indicatif, il gagne entre 1 400 et 1 600 € s'il a des commandes régulières (la moyenne du prix du feuillet dans la presse parisienne est de 60 €).Evolution professionnelleCe sont le plus souvent les jeunes journalistes qui sont pigistes. Il leur faut parfois attendre deux ou trois ans avant d’obtenir un emploi plus stable et la carte de presse. Les pigistes peuvent alors intégrer une rédaction ou se spécialiser dans un domaine particulier. Etudes / formationsLongtemps formés sur le tas, les journalistes et pigistes sortent aujourd’hui d’écoles spécialisés et de filières universitaires. La voie la plus prestigieuse : passer par une des neuf écoles de journalisme reconnues par la profession (CFJ, IPJ et CELSA à Paris, ESJ Lille, CUEJ Strasbourg, EJCM Marseille, EJT Toulouse, IUT de Tours et Bordeaux). La plupart de ces écoles recrutent à partir d'un bac + 2. Mais dans les faits, le niveau moyen aux concours d’entrée s’établit à bac + 4 (master). On les intègre donc en général après une filière universitaire. Une douzaine d’écoles privées dispensent par ailleurs des formations au journalisme, mais elles bénéficient d’une moindre reconnaissance.
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