Conducteur routier |
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Le conducteur routier n’est pas un seulement un chauffeur. Même si la conduite du poids lourd reste sa principale activité, il doit aussi veiller à certaines tâches administratives voire à des missions commerciales. Le sens des responsabilités et de l'initiative l’emporte sur l’image de gros bras. Son travail quotidien : conduire tout en respectant des exigences contraignantes et contradictoires. En effet, il n’est pas toujours faciles de concilier vitesse, rentabilité et sécurité. ![]() © Photo : AFT-IFTIM Description des tâches / conditions de travailIl y a deux sortes de routiers : celui qui effectue des trajets limités à une région (conducteur poids lourd courte distance) et celui qui se déplace sur la France entière et à l’étranger (conducteur poids lourd grand routier). Un routier peut également se spécialiser dans le transport de certaines marchandises (produits pétroliers, matières dangereuses, produits frigorifiques, animaux vivants). Le conducteur routier a des horaires lourds. Il travaille souvent 60 h, voire 70 h par semaine, surtout sur les longues distances. Parfois, il roule de nuit, le samedi et les jours fériés. Outre ces contraintes, il s’occupe des vidanges, du graissage et de l’entretien général du véhicule. Les longues absences sont à prendre en compte en raison de leurs incidences sur la vie familiale. Quelques points positifs : les temps d’attente lors du chargement et du déchargement sont inclus dans le temps de travail et rémunérés à 100 % du salaire, la cessation d’activité est à 55 ans, les salaires sont régulièrement revalorisés. Salaires / revenusSalarié d'une entreprise, le conducteur routier transporteur de marchandises débutant gagne au minimum 1 550 € brut mensuels, primes non comprises. Avec de l’ancienneté il peut gagner aux environs de 3 000 €. En tant que travailleur indépendant à son compte, le conducteur routier fixe sa propre rémunération en fonction de son chiffre d’affaires. En fin de carrière ses revenus peuvent dépasser 4 000 € brut mensuels.Evolution professionnelleAprès une dizaine d’années d’exercice pour retrouver une vie familiale plus équilibrée, par exemple, on peut abandonner le volant pour évoluer vers des emplois administratifs ou commerciaux ou bien se mettre à son compte. Dans ce dernier cas son souci principal est de trouver du fret à l’aller comme au retour. Rien n’est moins rentable que de voyager… à vide.Etudes / formationsAccès à la profession : le permis de conduire poids lourds C ou E- CAP conducteur routier marchandises, - Bac pro transport - Autre titre apprécié : le CFP (certificat de formation professionnelle) conducteur routier ou conducteur grand routier. Si vous n’avez pas un de ces titres ou diplômes vous devez suivre la formation initiale minimum obligatoire, appelée couramment FIMO. Elle est désormais exigée pour les conducteurs routiers de marchandises, conduisant un camion de plus de 7,5 tonnes. Pour l’artisan routier à son compte ou le salarié qui souhaite prendre des responsabilités, des formations débouchant sur un bac pro exploitation des transports ou logistique constituent une bonne qualification.
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