Discussions préalables à un traité international, rapports de chercheurs en biologie moléculaire, négociations commerciales… L’interprète ne se contente pas de maîtriser parfaitement deux langues ou plus. Avant chaque intervention, il doit acquérir le vocabulaire technique et comprendre les enjeux du débat qu’il aura à traduire. Un vrai professionnel est capable de faire indifféremment de l’interprétation consécutive ou simultanée. Dans le premier cas, il restitue les propos d’un orateur quelques minutes après son intervention. Dans le deuxième cas, installé dans une cabine, il traduit les propos d’un orateur au fur et à mesure de son intervention.
Il s’agit d’un exercice extrêmement difficile qui exige une intense concentration. Décrypter le non-dit, transposer une astuce linguistique ou une plaisanterie dans des domaines divers, demande des qualités et des connaissances très sûres. L’interprète doit faire preuve notamment d’agilité d’esprit, de résistance au stress et d’une grande culture générale.
La grande majorité des interprètes travaillent en indépendants (free-lance). Les autres sont salariés d’un organisme international (recrutés sur concours) ou d’une grande entreprise.
Les études sont très sélectives de niveau bac + 5. Les deux écoles les plus renommées sont :
- L'école supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT) Elle comprend 2 sections : interprétariat et traduction. La section interprétariat recrute sur examen ouvert aux titulaires d’un diplôme bac + 3.
- L'Institut supérieur d’interprétariat et de traduction (ISIT). Il recrute également au niveau licence pour la section interprétariat de conférence.
- Six autres écoles ou instituts recrutent sur concours, de bac à bac + 5.
- La filière universitaire prépare à des masters professionnels. Par exemple : Affaires internationales à Cergy-Pontoise, interprétariat à Rouen, interprétariat de conférence à Paris 5 et Strasbourg 2, langues étrangères à Nice, lexicologie et terminologie à Lyon 2. Consulter les SCUIO des universités possédant des UFR de langues.