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Devenir cordiste : les conseils d'un pro pour accéder à ce métier

Devenir cordiste : les conseils d'un pro pour accéder à ce métier
© LPO Louis Armand-Auguste Perret

Chef d’équipe et cordiste à Bordeaux, Benjamin Lamoureux, 27 ans, nous livre ses conseils pour se lancer dans cette profession très présente dans les métiers du bâtiment en particulier. Un métier d'extérieur qui permet beaucoup d'autonomie. 

La diversité, la hauteur, le bon esprit et l’autonomie. Autant de points positifs qui ont séduit Benjamin Lamoureux, 27 ans et cordiste à Bordeaux. « Avec une formation de conseiller technique en automobile, je ne me prédestinais pas vraiment à devenir cordiste » explique le jeune homme. Le métier de cordiste a comblé son besoin de bouger constamment et de changer de profession. « Un ami m’a parlé de cette profession qui rassemblent tous les métiers du bâtiment avec un point en commun : la corde, et j’ai décidé de me lancer ». Aujourd’hui chef d’équipe, il nous livre quelques conseils pour devenir cordiste.

Etre débrouillard, bricoleur

Le métier de cordiste rassemble un grand nombre de métiers du bâtiment. « Sur un chantier, on peut être amené à faire de l’étanchéité, de la peinture, du nettoyage, ... » explique Benjamin Lamoureux, cordiste à Bordeaux. Pour autant, le jeune homme précise qu’il « n’est pas obligatoire d’avoir des bases dans le bâtiment, même si ça peut être un atout ». Dans ce cas, vous devez être débrouillard et bricoleur. « Il faut être capable d’apprendre les différents métiers rapidement et surtout être capable de bien les faire » précise Benjamin Lamoureux.

Quand on demande à ce professionnel ce qu’il préfère dans son métier sa réponse est immédiate : « l’autonomie ! Sur un chantier on peut être amené à réaliser plusieurs travaux et de manière générale les gens nous font confiance à partir du moment où les règles de sécurité sont respectées et où les objectifs sont atteints ».

... Et en bonne condition physique

La durée d’un chantier peut varier d’une seule journée à plusieurs mois. Elle peut parfois atteindre une année. « Nous venons de finir un chantier à Bordeaux. Nous avons posé 970 verres pour la cité des vins » raconte Benjamin Lamoureux. « C’est le plus gros chantier auquel j’ai participé. Il a duré 7 mois et certains des verres pouvaient peser jusqu’à 500 kg ! ». Le métier de cordiste est à la fois un métier technique et physique. Mieux vaut ne pas avoir de problèmes de santé qui pourraient entraver la bonne conduite de certains travaux.

Cet aspect physique du métier de cordiste, Benjamin Lamoureux le tempère tout de même. « C’est moins physique que ce que l’on croit ». D’après le jeune homme, « au mieux on utilise la corde, au moins on fait d’efforts. Quand on est débutant on ne connait pas toutes les combines qui nous permettent de nous préserver. C’est avec l’expérience qu’on les acquiert ».

D’autres éléments peuvent compliquer la tâche du cordiste et doivent être pris en compte. « Les conditions climatiques et principalement le vent rendent notre travail difficile » explique Benjamin Lamoureux. « Nous sommes exposés au vent à longueur de journée et nous devons nous préparer en fonction de la météo du jour ».

Avoir l’esprit d’équipe

Le métier de cordiste se pratique en équipe. Il est donc essentiel d’être capable de s’intégrer à un groupe et avoir un bon esprit. « Dans notre équipe on est tous des bons vivants et on fait en sorte qu’il y ait une bonne ambiance » explique Benjamin Lamoureux. « Ça nous permet de décompresser une fois le travail effectué ».

La confiance est le maître mot d’une équipe. « Il faut bien comprendre que les risques liés à la pratique de notre métier sont calculés et finalement être cordiste ce n’est pas aussi dangereux que ça en a l’air » indique le jeune homme. « Mais il faut avoir confiance en l’ensemble des membres de l’équipe. On peut être amené à s’occuper du matériel et de l’équipement de l’ensemble du groupe. C’est pour cela que nous devons avoir tous confiance les uns des autres ».

Avant d’être cordiste, faire des stages

Benjamin Lamoureux a été diplômé à 24 ans. Aujourd’hui, à 27 ans, il est chef d’équipe et cordiste en CDI dans une société basée sur la ville de Bordeaux. « J’ai été embauché à l’issue de mon stage de fin d’études » explique le jeune homme. « Le seul conseil que je pourrais donner à un jeune qui souhaite se lancer dans cette profession, est de participer à un ou plusieurs chantiers avant de se lancer ». Gagner quelques expériences mais surtout « pouvoir se faire une idée de la réalité du métier » explique Benjamin Lamoureux. « Je pense qu’il est très important d’apprendre de l’expertise des autres que l’on soit déjà cordiste ou en passe de l’être ».

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