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L'université mène aussi à l'industrie 4.0

L'université mène aussi à l'industrie 4.0

Antoine n’a pas fait d’école d’ingénieurs. Il n’était pas non plus particulièrement passionné de robotique. Et pourtant, aujourd’hui, il est ingénieur support technique à la vente chez Stäubli, groupe industriel spécialiste de la robotique. Il nous parle de son parcours et de son métier qui le passionne.

"Avant d’être embauché chez Stäubli, je ne m'intéressais pas à la robotique. Mais j’étais curieux. Ce poste était un vrai défi", déclare Antoine, aujourd’hui ingénieur support technique à la vente dans la section robotique.

"Mon métier est très varié. J’accompagne les commerciaux chez le client pour leur apporter un support technique. Je définie les besoins, je les aide à éclaircir leurs idées, fait des simulations 3D dans leur usine, leur montre en essai réel chez nous. Nous n’installons pas le robot mais nous vérifions que tout a été fait dans les règles de l’art par l’intégrateur chargé de monter le robot dans l’usine. J’ai découvert la robotique chez Stäubli et je trouve cela fascinant. Lorsque je vois un robot démarrer et qu’il monte en vitesse, cela me laisse toujours très admiratif."

L’université m’a appris à être autonome et débrouillard

Avant de se pencher sur les robots, Antoine a fait un bac STI2D puis un DUT en génie électrique.

"Je ne voulais pas être ingénieur. Mon but était de travailler après mon DUT mais avec la crise, j’ai finalement décidé de prolonger mes études. Mon maître de stage m’y a poussé car je faisais partie des meilleurs élèves de ma promo. Je n’ai pas voulu intégrer une école d’ingénieurs car je me trouvais un peu faible en maths. J’ai donc opté pour une licence en automatisme à l'université. J’ai passé ensuite une maîtrise puis un DESS électronique et automatisme (master 2 aujourd'hui) pour avoir un bac + 5. Je ne regrette pas ce choix car l’université m’a appris à être autonome et débrouillard. Et dans ce métier, il faut savoir gérer des situations parfois difficiles et prendre des décisions rapidement", précise-t-il.

L’image des écoles d’ingénieurs apporte beaucoup lors d’un recrutement

"Au départ, mon ancien patron était réticent pour que je devienne cadre car je n’avais pas de diplôme d’ingénieur. Et en passant des entretiens, j’ai bien vu que sortir d'une école d’ingénieurs apporte beaucoup lors d’un recrutement. Les employeurs connaissent les grandes écoles. L’université a une image beaucoup moins prestigieuse. Pourtant, je ne me sens pas moins compétent que mes collègues sortis d’écoles d’ingénieurs. J’aime tester. Je suis un manuel. C’est d’ailleurs pour ces raisons que j’ai choisi de faire un DUT. Les ingénieurs avec qui je travaille vont réfléchir à partir de calculs mathématiques ! Nous sommes finalement très complémentaires."

Faites des stages à l’étranger

Antoine ne regrette donc pas ses choix. "J’ai toujours choisi les cursus les plus professionnalisants possibles. En DUT, il fallait faire un stage de deux mois et demi. À la faculté, j’ai fait un stage au CNRS. Cela m’a permis de voir que je n’étais pas fait pour la recherche. Les employeurs cherchent des jeunes qui ont déjà une expérience professionnelle. Les stages permettent d'être plus vite opérationnel en entreprise En revanche, si j’ai un conseil à donner, c’est de bien travailler son anglais. Je regrette vraiment de ne pas avoir fait de stage à l’étranger. Il faut partir pour améliorer son niveau de langue mais aussi pour découvrir d’autres cultures. C’est une expérience que l’on ne pourra pas vivre plus tard !"

Mobilité, curiosité et esprit d’investigation

Aujourd’hui, Antoine s’épanouit dans son travail malgré, il le reconnait, des moments stressants. Le rapport avec le client peut être très valorisant lorsqu’il est satisfait du travail réalisé mais il peut être aussi compliqué lorsque les problèmes ne se règlent pas facilement.

"C’est un métier qui demande une grande mobilité. Je suis en déplacement en moyenne deux semaines par mois. Il faut aussi être curieux car les technologies évoluent sans cesse. Il est nécessaire de se renseigner régulièrement sur les nouvelles technologies, regarder la concurrence, lire, aller sur Internet. Il faut aussi avoir un certain esprit d’investigation car tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Enfin, le travail d'équipe est primordial. On ne peut pas avancer tout seul. Les domaines sont trop vastes et on ne peut pas être expert partout. Même si l'on est régulièrement formé aux nouveautés, chacun est référent dans un domaine spécifique."

Valérie François

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