retour à la page d'accueil
+ grande police | + petite police

Se former et acquérir une expérience à l'international

Une licence 3 d’économie/gestion faite à Madrid, une année passée en Colombie, à Bogota… Elisa, 22 ans, étudiante à l’IFAID, se destine au développement et à l’humanitaire, elle s’apprête à partir en Roumanie.
Se former et acquérir une expérience à l'international - Crédits photo :

Comment as-tu construit ton projet professionnel ?
J’ai toujours eu dans l’idée de travailler dans le développement et la gestion de projets humanitaires. Après mon bac ES, je me suis inscrite en fac d’économie-gestion pour avoir de bonnes bases en gestion et en économie, puis, quand j’ai eu ma licence 2, je suis partie à Madrid avec le programme Erasmus pour continuer mes études de gestion.
Avec mon objectif professionnel, c’était essentiel de partir à l’étranger, de rompre avec le quotidien, de changer de culture et, surtout, de devenir bilingue.

Tu as fait toute ta licence 3 à Madrid ?
Oui, j’y ai fait les deux semestres, j’ai réussi tous mes examens sans difficulté, cela m’a vraiment permis de parler et d’écrire couramment l’espagnol et d’évaluer ma motivation pour l’humanitaire.

Comment as-tu vérifié ta motivation ?
Je voulais me confronter à la réalité du terrain, travailler dans le social avec des personnes en difficulté. J’ai donc pris contact et travaillé bénévolement pour une association de quartier à Madrid qui aide les personnes atteintes du VIH. Il fallait les aider à accéder plus facilement aux soins, à les accompagner dans leur insertion, certaines n’avaient plus de logement… Cette expérience m’a confortée dans mon objectif de travailler dans le social et le développement.

A ton retour, tu as poursuivi tes études ?
J’avais comme projet de me présenter au concours de l’IFAID, l’Institut de formation et d'appui aux initiatives de développement à Bordeaux, don t l’accès est sélectif.
Pour être admise, je savais que je devais avoir une première expérience solide, et j’avais besoin de continuer à me frotter au terrain pour mûrir. J’avais entendu parler d’une fondation en Colombie qui travaille auprès de personnes en situation d’exclusion. J’ai donc décidé de partir un an à Bogota pour travailler bénévolement dans cette fondation. Mon père est d’origine colombienne, c’était aussi pour moi un moyen d’aller à la rencontre de mes origines.

Tu avais de quoi subvenir à tes besoins pendant un an ?
J’avais des économies et, dès que je le pouvais, je travaillais comme animatrice dans des centres de loisirs…A mon départ j’avais l’équivalent de 3 000 euros en pesos colombiens, transférés sur un compte bancaire en Colombie.

Commet s’est passé cette année  à Bogota?
Cela s’est très bien passé, je touchais vraiment à ce que je veux faire plus tard dans ma vie professionnelle. La fondation m’a bien accueillie et m’a confiée la coordination de petits ateliers avec des adolescents ou des enfants. On travaillait beaucoup sur la santé et la prévention ou la réduction de risques. J’allais également dans les collèges du quartier où les classes sont surchargées, les enfants d’une même classe ont entre 11 et 16 ans… J’animais des ateliers d’expression et de théâtre, ou d’informatique. Je sentais que je me professionnalisais, que j’avais dépassé le projet d’une étudiante et que ça prenait corps !

Tu as eu peur à Bogota ?
Je travaillais dans un quartier assez violent, mais j’ai rapidement été identifiée comme une bénévole de la fondation et je crois que ce statut m’a protégée des agressions.

Cette expérience t’a permise d’avancer vers tes objectifs ?
A mon retour, j’ai présenté un dossier d’admission à l’IFAID et j’ai été reçue.
Aujourd’hui, après 10 mois de formation théorique à Bordeaux, je pars faire un stage de 9 mois à l’étranger pour me spécialiser vraiment dans le social. Car, contrairement à mes collègues de l’école qui sont infirmiers ou ingénieurs dans les eaux, moi je suis encore très généraliste, j’ai besoin de me spécialiser et d’acquérir plus d’expérience dans la gestion de projets de développement.

Tu repars ?
Oui, à Bucarest. Je vais me mettre au service d’une association qui travaille à la consolidation des services de protection de l’enfance. Je fais ce stage de formation dans le cadre du programme européen Leonardo, qui permet de percevoir une bourse sur place.

Tu parles le roumain ?
Non ! Je vais suivre un mois de cours intensif de roumain à Bucarest avant de démarrer mon stage. Je vais vraiment tout faire pour pouvoir échanger avec les Roumains !

Un conseil à donner ?
Il ne faut pas hésiter à partir à l’étranger, cela permet réellement d’avancer dans ses projets, de mûrir et de progresser dans une langue.
Pour financer son départ, il faut faire le tour des programmes européens, Leonardo, Eurodyssée, Erasmus, et penser à demander une aide financière à sa commune : parfois, elle vous l’accorde !

Propos recueillis par Barbara Muntaner


Adresses et liens utiles
www.apreca.net
www.eurodyssee.eu
www.conseil-general.com
www.europe-education-formation.fr
En savoir plus sur le SVE...



Une question ? Besoin de précisions ?
Posez une question au CIDJ par e-mail...
Rencontrer un conseiller du réseau Information Jeunesse ?

Plus de 1 600 structures vous accueillent gratuitement pour des conseils personnalisés :

A Paris au CIDJ - En Ile-de-France - Ailleurs en France
Consulter la liste des dossiers du CIDJ disponibles en téléchargement payant

© CIDJ - 08/2009



Voir la liste de nos dossiers en téléchargement