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Maître de cérémonie : j'organise la cérémonie funéraire avec la famille

Maître de cérémonie : j'organise la cérémonie funéraire avec la famille
© EG

Maître de cérémonie, ça vous dit quelque chose? Myriam, 31 ans, pratique ce métier depuis deux ans au crématorium du Père-Lachaise, à Paris. Pour elle, le plus important est de réaliser une cérémonie à l'image de la personne décédée. Elle nous parle des différentes facettes de sa profession encore peu connue. Témoignage.

“J'ai découvert le métier de maître de cérémonie, après avoir été plusieurs années secrétaire dans une entreprise de pompes funèbres. J'ai eu la possibilité d'évoluer vers ce métier et je l'ai saisie ! C'est un métier riche en contacts et en émotions. Il faut savoir écouter les familles qui ont des besoins très différents. Quand nous les accueillons au Crématorium, nous les informons sur le déroulé de la cérémonie et nous préparons les différents moments avec elles.

Nous pouvons lire des poèmes, si la famille ne se sent pas de le faire et nous écrivons avec les proches des paroles d'hommage au défunt. Si on nous le demande, nous mettons du rock ou de la musique plus douce, pas de problème ! Chaque famille perçoit la mort différemment. Nous devons nous adapter à toutes ces sensibilités. Le maître de cérémonie est là pour organiser un moment de recueillement, à l'image de la personne qui est partie.”

Le maître de cérémonie doit gérer ses émotions

“Pour faire ce métier, il faut être très solide. Nous devons faire face au chagrin des familles et gérer nos émotions tout au long de la journée. Nous sommes touchés par les familles, c'est normal, nous sommes des êtres humains. Mais il faut savoir mettre des barrières pour être à l'écoute, être dans l'empathie sans être submergé par ses émotions. Il faut pouvoir se sentir bien quand on rentre chez soi. Ne pas faire peser le travail sur sa famille et son entourage !”

Les qualités : l'écoute, la patience, l'assurance

Pour être maître de cérémonie, il faut être à l'écoute des gens, être patient et ne pas être trop timide.  Même si devant cent personnes on peut avoir un peu le trac, il faut se lancer. Pour prendre de l'assurance, je me suis aussi aidée de l'expérience des autres maîtres de cérémonie, les voir travailler et être attentive aux mots qu'ils choisissent.

Dans ce métier, nous donnons nos tripes, mais il ne faut pas en faire trop. Nous ne sommes pas des comédiens, même si certaines personnes pensent le contraire. Nous donnons de notre cœur, de notre temps pour apaiser les familles. Et c'est le plus important.”

Le quotidien d'un maître de cérémonie

Pour Myriam, cette profession aux côtés des familles endeuillées a une finalité : offrir aux proches un moment de recueillement au plus près de la personne défunte.

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Emilie Grégoire

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