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Créer une entreprise en Auvergne : elles témoignent

Créer une entreprise en Auvergne : elles témoignent
Hélène a ouvert son café en 2013. © H.M.

Si la campagne attire de plus en plus les jeunes entrepreneurs, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner pour donner à son projet une chance d'aboutir. Fanny et Hélène l’ont compris : cela leur a permis de créer une entreprise et de vivre, depuis, une belle aventure en Auvergne.  

Fanny et Hélène ont décidé toutes les deux de créer une entreprise en Auvergne. Elles ont été accompagnées dans leur projet par l’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne (ARDT). Passionnées, elles ne comptent pas leurs heures, mais ont tout de même trouvé un peu de temps pour nous raconter leurs expériences.

Hélène, 31 ans, a ouvert un café associatif à La Chaise-Dieu

« J’ai grandi dans la région et suis revenue y vivre après mes études pour m’installer avec mon copain. Je voulais devenir institutrice mais j’ai vite abandonné cette idée. Je cumulais des petits jobs en réfléchissant à la suite : j’avais envie de créer mon emploi et j’ai donc suivi une formation de création d’entreprise en milieu rural.

Je trouvais que ce qui manquait vraiment à La Chaise-Dieu, c’était un lieu de vie. Finalement, nous avons acheté une maison à retaper, j’ai décidé d’y ouvrir un café et ma sœur de 25 ans s’est associée au projet.
J’ai contacté l’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne qui m’a proposé une résidence d’entrepreneurs : elle m’a permis de suivre des formations, m’a soutenue dans mes démarches administratives et m’a aidée financièrement le temps des travaux.

Le Blizart Café a ouvert en mai 2013 et nous avons créé une association en parallèle pour dynamiser son animation. Nous organisons des cafés manuels, des projections, des lectures, des concerts… En plus du bar, nous proposons de la petite restauration, notamment des produits des producteurs du coin. En hiver, il arrive que nous ne servions que 5 repas par jour, mais nous atteignons régulièrement 30 couverts l’été.
Nous avons beaucoup appris sur le tas et nous en vivons aujourd’hui, même si nous gagnons moins que le Smic. Et surtout, nous avons la chance de faire quelque chose qui nous plaît vraiment. »

Fanny, 28 ans, a créé un service de garde d'enfants à Polignac

« Je suis originaire de Nîmes mais j’ai rejoint mon conjoint en Auvergne où j’ai travaillé dans un accueil collectif d’enfants. J’ai finalement décidé de créer ma propre société et j’ai donc pris un congé de disponibilité en 2013 pour réaliser mon projet : la mise en place d’un service sur mesure de garde d’enfants à domicile, disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 en Haute-Loire.

Pour cela, j’ai été accompagnée par l’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne qui m’a fait bénéficier d’une résidence d’entrepreneurs et garanti un revenu durant la phase de création de mon entreprise.

Kidimomes a ouvert le 1er mars 2014 et 10 mois plus tard, elle employait 9 salariés. Elle répond aujourd’hui aux besoins de 52 familles, les structures traditionnelles de garde n’ayant pas les mêmes amplitudes horaires.
Évidemment, il y a des concessions à faire : je travaille plus de 65h par semaine, notamment sur l’administratif, et mon salaire n’atteint toujours pas celui que je gagnais avant.

Mais je n’ai aucun regret : Kidimomes est mon bébé et son développement me tient vraiment à cœur.
Je suis bien en Auvergne : le coût de la vie est moins élevé que dans le Sud, la région est dynamique en termes de créations de structures et les communes rurales comptent plus de jeunes que je ne l'imaginais. »

Virginie Gruenenberger

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