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Gap year à la française : faire une pause pendant ses études, c’est réalisable !

Gap year à la française : faire une pause pendant ses études, c’est réalisable !
© Fotolia / Yuri-Arcurs

Alors que la "gap year" (année sabbatique) est monnaie courante au Royaume-Uni, en Scandinavie et en Allemagne, faire une pause pendant ses études paraît plus difficile en France. Pourtant, ce type d’expériences, de plus en plus fréquentes, peuvent être très formatrices si elles sont bien préparées.

Envie de faire une pause après son bac avant d'attaquer ses études supérieures ? Après un BTS, un DUT ? Ou avant une prépa, une licence ? Dans une majorité de cursus, les responsables des admissions sont de plus en plus ouverts à ce type d’initiatives, surtout si vous savez les justifier et les valoriser. Attention cependant à ne pas prendre de décision sur un coup de tête.

Gap year ou pas ? Décidez-vous vite, ça ne s’improvise pas !

"Mon break au Canada, je l’ai préparé pendant des mois !", confie Aurélien, qui est parti six mois en séjour linguistique à Vancouver.

Improviser un break, c’est prendre des risques ! Si vous vous posez des questions sur votre orientation, si vous ressentez le besoin de souffler un peu ou avez en tête un projet qui vous tient particulièrement à cœur, la règle de base reste la même : organisez-vous !

Gap year ou pas ? Pour vous décider en connaissance de cause, parlez-en autour de vous : consultez vos enseignants et les services de scolarité des formations que vous visez après votre année sabbatique, si vous savez déjà ce que vous voulez faire. Discutez avec des étudiants qui ont déjà vécu ce type d’expériences : ils sont bien placés pour vous dire ce qui a pu leur poser problème ou vous donner quelques bons plans.

Selon votre projet – travailler, préparer des concours, partir à l’étranger –, vous devrez vous y prendre plus ou moins longtemps à l’avance. Pour obtenir un Visa Vacances Travail, par exemple, votre dossier doit être prêt en début d’année. "Moi, je m’y suis pris beaucoup trop tard et je n'ai pas pu obtenir mon visa", regrette Aurélien.

Inscriptions après une année sabbatique : attention aux échéances !

"Faire une pause dans études peut être très positif, mais il faut garder à l’esprit la reprise, et ne surtout pas laisser passer ses dates d’inscription", explique Didier Cherel, chef de travaux au lycée Carcouët de Nantes.

Si vous avez eu votre bac il y a moins de deux ans et que vous devez donc choisir vos formations sur Admission Post Bac, pensez à vous inscrire sur le site en décembre/janvier et à bien consulter le calendrier pour n’oublier aucune étape.

Renseignez-vous aussi directement auprès des services de scolarité des formations visées pour savoir en amont comment constituer votre dossier. Pour les filières sélectives qui prévoient des tests écrits et des entretiens dans leur procédure d’admission, demandez à quelles dates il se dérouleront. Cela peut par exemple être utile pour acheter vos billets d’avion quand vous partez à l’étranger.

Ayez confiance en vous et rassurez vos proches

"Laisser sa famille et ses amis derrière soi pour partir dans un pays dont on ne connaît ni la langue ni la culture, ça permet d’apprendre beaucoup sur soi et sur ses capacités", raconte Jean après un an de volontariat en Hongrie.

La plupart du temps, vos proches auront quelques craintes quand vous évoquerez votre envie de break. Même si vous-même êtes parfois traversé par des doutes ou des peurs face à cette année sabbatique, rassurez-les : vous avez besoin de marquer une pause et vous savez ce que vous faites. Une gap year est toujours formatrice, vous saurez la valoriser.

Faire une pause : avec quel argent ?
Sans inscription dans une formation de l’enseignement supérieur, vous perdez votre statut de boursier. Pour financer un break, la plupart d’entre vous devront donc se trouver des jobs d’étudiant.
Mais si vous avez un projet bien précis en tête, vous pouvez aussi vous renseigner sur les nombreuses bourses accordées par les régions ou les fondations et monter un dossier pour tenter votre chance ! Parmi elles, pensez aux bourses Paris Jeunes Aventures de la Mairie de Paris et Déclic jeunes de la fondation de France.

Virginie Gruenenberger

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