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Médecin légiste

Médecin légiste
© Judex - Fotolia

Le médecin légiste est avant tout saisi par la justice pour autopsie en cas de décès d’origine criminelle, mais il est aussi sollicité pour des vivants après un accident, des coups et blessures, pour affaires de mœurs ou encore pour évaluer des séquelles.

Description métier

C’est toujours à la demande d’une autorité judiciaire que le médecin légiste agit en tant que spécialiste de médecine légale : parquet, juge d’instruction, magistrat du siège (tribunal correctionnel, tribunal de police, tribunal civil).

Son travail consiste à fournir aux magistrats des informations qui demandent des compétences médicales suite à un décès, un accident, une maladie, une opération, ou toute autre circonstance ayant occasionné des dommages corporels.

Un médecin légiste peut même être sollicité pour décider si un individu est apte ou non à conduire ! Son champ d’activité dépasse donc largement la pratique d’autopsies sur des cadavres, même si celle-ci occupe à peu près le tiers de son temps.

Une autopsie demandée par la justice consiste à déterminer les voies et moyens ayant provoqué un décès suspect et, si possible, la date et l’heure du décès.

Le légiste utilise toute une série d’instruments (bistouri, scie, pince, écarteur, microscope…) pour ouvrir et examiner partiellement ou entièrement un cadavre.

Il fait pratiquer également des analyses chimiques, biologiques ou toxicologiques. À ce titre, il contribue à l’essor de la police scientifique. En tant qu’expert, il est appelé à témoigner lors d’un procès.

Le médecin légiste travaille dans une morgue d’hôpital ou d’institut médico-légal, mais également en extérieur, directement sur la scène d’un crime ou d’une agression.

Un bon équilibre nerveux et mental est évidemment requis pour exercer ce métier.

Études / Formation pour devenir Médecin légiste

En tant que médecin, le médecin légiste a franchi toutes les étapes du cursus des études médicales : Paces (première année commune aux études de santé), concours, 2e et 3e années, 4e, 5e et 6e années.

Après ces 6 années de formation de base, le futur praticien passe les épreuves classantes nationales (ECN, internat) : le classement à l’issue des ECN détermine la possibilité plus ou moins large de choisir sa spécialité.

Après le diplôme d'État de docteur en médecine, la spécialité médecine légale fait l’objet d’une formation en 4 ou 5 ans qui inclut de très nombreux stages dans les services hospitaliers et services de garde et débouche sur un DES (diplôme d’études spécialisées), lequel permet d’accéder au DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaire) de médecine légale et d’expertises médicales.

Pour s’inscrire au DESC, le candidat doit justifier de la validation d’un enseignement en médecine légale. Cet enseignement est dispensé par des juristes au sein des UFR de médecine : formation juridique de base + droit de l’exercice médical.

Le DESC de médecine légale est organisé en 4 semestres : thanatologie générale, aspects médicaux des agressions, expertises médico-légales, toxicologie, aspects médico-légaux de la sexualité, etc.

Cette formation, qui est aussi pratique, comprend naturellement la participation à des autopsies et expertises médico-légales.

Évolutions

En tant que médecin spécialiste, le médecin légiste peut occuper tous les postes existants dans la carrière hospitalière : enseignant, chef de service…

Il peut également élargir sa palette de connaissances en devenant expert en criminologie, et enseigner cette discipline au carrefour de la médecine et du droit.

Salaires

De 3 000 € à 3 500 € brut par mois pour un médecin légiste débutant.
Jusqu’à 11 000 € en fin de carrière.

Secteurs associés

Synonymes

  • docteur en médecine légale

En savoir plus

Association nationale des étudiants en médecine de France
www.anemf.org

Conseil national de l’ordre des médecins
www.conseil-national.medecin.fr

Société française de médecine légale
www.smlc.asso.fr

Josée Lesparre


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