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Conseiller / Conseillère d'insertion et de probation

Conseiller / Conseillère d'insertion et de probation
© Alexander Raths / Fotolia

Le conseiller d’insertion et de probation fait partie de l’Administration pénitentiaire. Ses principales missions : rétablir le dialogue entre la société et le délinquant et préparer sa réinsertion. Il collabore avec tous les intervenants sociaux.

Description métier

Le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) travaille soit en milieu fermé auprès des personnes incarcérées, soit en milieu ouvert aux côtés de personnes ayant des démêlés avec la justice.

Ses fonctions varient en fonction du lieu où il exerce. Son rôle : aider les détenus à se réinsérer socialement. Il participe d’abord à la prévention des effets désocialisants liés à l’emprisonnement notamment en organisant des activités socio-éducatives au sein de la prison.

Le CPIP propose aux détenus de participer à telle ou telle activité ou encore de les inscrire à une formation. Il les aide également dans leur correspondance et les oriente dans leur démarches : il joue alors un rôle de coordinateur. Il favorise le maintien des liens sociaux et familiaux du détenu et assure un suivi individuel de chacun.

Le conseiller les aide à préparer leur réinsertion en les orientant vers les structures de droit commun, leur facilitant l’accès à l’hébergement, à la formation professionnelle. Pour cela, il joue le rôle d’interface avec un réseau de partenaires, comme par exemple Pôle Emploi, les associations, les centres sociaux.

En milieu ouvert, il a pour mission d’accompagner, d’orienter et de suivre les personnes placées sous contrôle judiciaire avec l’objectif d’éviter l’incarcération ou la réincarcération. Il met en œuvre les mesures de contrôle et veille au respect des obligations imposées à certaines personnes.

Il peut être chargé d’effectuer des enquêtes avant un jugement. Ainsi, pour les jeunes de 18 à 21 ans, le juge d’instruction est obligé de s’adresser au CIP pour réaliser une enquête sur la situation socioprofessionnelle du jeune. Ces éléments vérifiés, le conseiller peut proposer une mesure alternative à l’incarcération (travail d’intérêt général, sursis avec mise à l’épreuve…).

Il peut également proposer des aménagements de peine pour les personnes condamnées à de courtes peines de prison : semi-liberté, libération conditionnelle…

Les personnels pénitentiaires d’insertion et de probation sont affectés principalement au sein des 103 services pénitentiaires d'insertion et de probation ou de l'une de leurs antennes. 

Études / Formation pour devenir Conseiller / Conseillère d'insertion et de probation

Le conseiller d’insertion et de probation est recruté sur concours à bac + 2 :
- concours externe : ouvert aux titulaires d'un bac + 2 ( DUT carrières juridiques, DUT carrières sociales, option éducation spécialisée, Deust,  L2,  diplôme d’Etat de service social, diplôme d’Etat d’éducateur spécialisé... ),
- concours interne ouvert aux fonctionnaires et agents de l'État, des collectivités territoriales ou établissements publics qui en dépendent ayant 4 ans d'ancienneté. 

La formation est rémunérée (1 610 € par mois) et d’une durée de deux ans. Elle est organisée par l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) située à Agen. 

Évolutions

Le conseiller d’insertion et de probation peut accéder au poste de chef des services d’insertion et de probation par concours interne accessible après 6 ans de service puis, en fin de carrière évoluer vers des fonctions de directeur.

Salaires

Le salaire mensuel brut d’un conseiller d’insertion et de probation débutant est de 1 900 €.

Synonymes

  • CPIP

En savoir plus

Les métiers du ministère de la Justice
www.metiers.justice.gouv.fr

Ecole nationale d'administration pénitentiaire
www.enap.justice.fr

Josée Lesparre