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Rentrée : Les nouveautés à venir au lycée et dans le supérieur

Rentrée : Les nouveautés à venir au lycée et dans le supérieur
© Cidj

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté, mardi, les principaux changements attendus pour la rentrée, au lycée mais aussi dans le supérieur.

Une réforme du bac

Trop simple, sans valeur, … Autant de critiques que l’on entend souvent à l’égard du bac, ce diplôme de fin d’année de terminale, qui sanctionne les études secondaires et qui, souvent, ouvre les portes de l’enseignement supérieur. Chaque année, plus de 80% des lycéens obtiennent leur bac. Pour lui redonner de la force, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a expliqué vouloir « remuscler » le baccalauréat. Pour le moment rien de concret sur la manière dont le diplôme va être réformé. Mais d’ici la fin du mois de septembre, deux personnes seront désignées pour mener une concertation. Elle aura pour objectif d’éclaircir les contours de la future réforme qui entrerait en vigueur pour le bac 2021.

Sur le site du ministère on peut lire que la réforme devrait envisager une réduction du nombre d’épreuves terminales, qui aujourd’hui peuvent atteindre 12 matières sur deux ans (en première et en terminale). En parallèle, une place plus grande serait faite au contrôle continu. Il s’agirait donc de faire comme certains de nos voisins européens (Italie, Allemagne ou encore Pays-bas) qui mixent les épreuves terminales et le contrôle continu.

Priorité donnée aux voies professionnelles

A l’occasion de sa conférence de presse, donnée mardi 29 août, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé que « les voies professionnelles sont une priorité ». Sans entrer dans les détails, il a expliqué vouloir réformer les CAP et renouveler l’offre de formation. Il souhaiterait développer la voie de l’apprentissage et de l’alternance. Pour cela, les parcours mixtes de formation, qui permettent, par exemple, de terminer en apprentissage un parcours de formation commencé sous statut scolaire, seraient développés.

Aussi, selon lui, les bacs professionnels ne doivent plus être des voies choisies par défaut, mais doivent devenir « la » voie pour former aux métiers de demain, comme les métiers de la transition numérique ou énergétique.

Etudes supérieures : quid du tirage au sort ?

Une thématique qui a fait couler beaucoup d’encre mais que n’a pas abordé le ministre mardi : le tirage au sort à l’entrée de l’université. Cette forme de sélection à l’entrée des études supérieures devrait disparaitre en 2018. C’est en tout cas la promesse da la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui a entamé une vaste concertation mi-juillet avec les acteurs de l’éducation. L’objectif est de réformer le système d’entrée à l’université qui est « un énorme gâchis » selon elle.

La mise en place de prérequis devrait venir remplacer le système du tirage au sort, comme l’avait annoncé le président de la République durant sa campagne électorale. Il s’agirait donc de mettre en place une sélection à l’entrée de l’université surtout pour les sections en tension, c’est-à-dire les filières qui comptent plus de demandes que de places disponibles. L’objectif est de mieux orienter les jeunes vers des filières qui leur correspondent et surtout de ne plus voir se répéter le scandale qu’a connu la plateforme APB (admission post-bac) cet été, en laissant sur le carreau des milliers de bacheliers, sans aucune affectation pour la rentrée.

Une plateforme qui devrait, elle aussi, être réformée. Au micro d’RTL, ce jeudi 31 août, Jean-Michel Blanquer a annoncé qu’APB allait faire l’objet de « grands changements ». Un nouveau système et surtout un nouvel algorithme devrait être mis en place pour « mieux orienter, mieux répartir chacun, tenir compte aussi des besoins exprimés » à en croire les mots du ministre.

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