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Partir à l'étranger pendant ses études : un atout pour l'emploi

Partir à l'étranger pendant ses études : un atout pour l'emploi
© Vege / Fotolia

Qui part faire des stages à l'étranger pendant ses études ? Est-ce un atout pour trouver un emploi ? L'enquête génération 2010 du Cereq répond pour la première fois cette année à ces questions et dresse le profil des jeunes ayant séjourné à l’étranger pendant leurs études.

30% des étudiants sont partis à l'étranger pendant leurs études


Ils sont ainsi 30% à avoir effectué un séjour à l’étranger durant leurs études ; 13% si l’on ne s’intéresse qu’aux séjours réalisés durant la dernière formation suivie. Ce taux de mobilité assez important varie en fonction du niveau d’études atteint, de la filière d’étude, de la voie de formation (apprentissage ou enseignement scolaire), de la catégorie socio-professionnelle et du lieu de résidence.  Cependant, l’enquête 2010 révèle une proportion significative de séjours à l’étranger en cours d’études, y compris pour les niveaux de qualification les moins élevés et pour les jeunes dont les parents sont employés ou ouvriers. Le taux de mobilité est  le même pour les garçons et les filles.

Plus le diplôme est élevé, plus la durée du séjour est longue

Les séjours effectués dans le cadre scolaire ou universitaire, d’un stage ou pour travailler sont les plus courants. Trois jeunes sur quatre sont partis pour l’un de ces motifs. La durée de ces séjours encadrés augmente avec le niveau de diplôme.  Plus le niveau d’études est élevé, plus la mobilité est présente dans le parcours de formation. 37% des diplômés bac+5 déclarent que leurs mobilités étaient obligatoires dans le cadre de leur dernière formation contre 13% pour les diplômés d’un bac général. Pour les formations professionnelles, le caractère obligatoire de la mobilité est plus prégnant (34% pour les diplômés d’un bac pro, 32% pour les diplômés d’une licence professionnelle). Les jeunes partent surtout en Europe, mais lorsqu’ils partent plus loin, ils partent pour plus longtemps. Les aides financières publiques ont accompagné près de quatre mobilités encadrées sur dix.

La mobilité offre un meilleur accès à l'emploi

Les jeunes ayant effectué une mobilité dans le cadre de leurs études sont sept sur dix à avoir connu une trajectoire d’accès durable à l’emploi tandis qu’ils sont cinq sur dix chez ceux n’ayant connu aucune expérience à l’étranger.  En moyenne, les jeunes ayant effectué une mobilité encadrée à l’étranger ont accédé à leur premier emploi 2,9 mois après leur sortie de formation, contre 4,6 mois pour les jeunes n’en ayant pas effectué.

Des emplois plus stables, plus qualifiés et mieux rémunérés

Par rapport aux autres jeunes de la Génération 2010, les jeunes ayant effectué un séjour encadré à l’étranger apparaissent davantage protégés du chômage, et bénéficier d’une insertion professionnelle plus rapide, vers des emplois plus stables (à durée indéterminée), plus qualifiés et mieux rémunérés.

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